La fouille récente, en juin 2010, du « Déjeuner sous l’herbe » est une aventure archéologique et artistique, que je présente ici brièvement (+ d’infos ici : www.dejeunersouslherbe.org). Cette présentation est extraite d’un article plus complet intitulé « Archéologie, déchets et art contemporain : le mémoriel et le matériel », qui doit paraître dans la publication des actes du colloque Des temps qui se regardent : Dialogue entre archéologie et art contemporain, organisé à l’INHA en octobre 2009 par Audrey Norcia et Michaël Jasmin. J’ai présenté cette fouille et sa problématique lors de la conférence inaugurale du congrès de la Société française d’étude de la céramique antique en Gaule (Sfecag : voir ce blog) le 2 juin 2011. Et le film réalisé sur ce sujet par Laurent Védrine, avec le soutien de l’Inrap, a été projeté à Beaubourg le 20 mai 2011, avec un franc succès.

On sait que Daniel Spoerri fut l’un des membres éminents du mouvement des Nouveaux Réalistes, dont le Manifeste fêtait ses cinquante ans en octobre 2010. L’une des démarches favorites de Spoerri consistait à figer des repas en cours, à coller vaisselle et reliefs alimentaires, et à verticaliser le plateau de la table, ainsi transformé en tableau. D’où le nom de « tableau-piège » donné à ces œuvres. Marcel Duchamp participa d’ailleurs à l’un d’eux, ce que Spoerri précisa en écrivant dessus : « Eaten by Duchamp », puisqu’il considérait ce dernier, au grand dam de l’intéressé ainsi vieilli, comme son « grand-père spirituel ». Alain Jouffroy qualifia de « Pompéi mental » ces tableaux-pièges (Jouffroy 1964, p. 192 ; Semin 2007) pour en souligner la démarche mémorielle autant qu’archéologique, l’artiste se muant ainsi en catastrophe naturelle.

L’enterrement du Déjeuner

Le 23 avril 1983, dans le parc du château du Montcel à Jouy en Josas, alors lieu de réception cossu entretenu par le mécène Jean Hamon et qui allait peu après devenir pour un temps celui de la Fondation Cartier, Spoerri organise une vaste performance. Un banquet réunit une centaine de personnes, parmi les happy few de l’art contemporain d’alors. Spoerri, fin cuisinier, fait préparer et servir des tripes et divers abats. Au milieu du repas, les plateaux des tables sont emmenés et déposés au fond d’une vaste tranchée, d’une quarantaine de mètres de long, que vient de creuser une pelleteuse. Tout est laissée en place : nappes, assiettes, couverts, verres, bouteilles, plats, vases de fleurs et même objets personnels intentionnellement déposés. De fait Spoerri a demandé à chaque convive d’apporter ses propres couverts et assiettes, sachant qu’ils resteraient là. Puis on recouvre de terre, d’abord à la pelle, puis à la pelleteuse, l’ensemble du repas, baptisé Déjeuner sous l’Herbe en référence au Déjeuner sur l’Herbe de Manet, lui-même faisant écho au Concert champêtre du Titien (d’abord attribué à Giorgione) – ces deux dernières toiles ne mettent toutefois en scène que quatre personnages, deux hommes vêtus et deux femmes dévêtues, ce qui ne fut pas le cas au château du Montcel, en cet avril frais et pluvieux.

Il est plusieurs interprétations de la performance de Spoerri – on disait alors happening. Officiellement, c’était une manière d’enterrer un dernier « tableau-piège » et d’en finir avec des réalisations qui risquaient de tourner au simple procédé, une tentation toujours redoutable pour un artiste – lequel doit pourtant veiller aussi à subvenir à ses besoins et à alimenter galeristes et agents. Pour certains, c’était aussi une manière d’enterrer les illusions d’une certaine Gauche branchée, au moment du tournant de la rigueur du gouvernement Mitterrand. Mais Spoerri a indiqué que la performance résultait également d’une sorte de pari avec le peintre sur toile Konrad Klapeck, qui avait moqué la faible espérance de vie matérielle des tableaux-pièges. En enterrant chacun une œuvre, les deux artistes pourraient ensuite faire le sol juge de leur longévité. L’histoire ne dit pas si Konrad Klapeck a effectivement enterré l’une de ses toiles, bien que cela paraisse peu probable. L’ironie est néanmoins que, bien que conservée jusqu’à présent (hormis les 6 mètres détruits par la fouille de 2010, puisque toute fouille est une destruction …), l’avenir de l’œuvre n’est pas assuré dans la mesure où, et son statut juridique, et celui de la propriété dans laquelle elle se trouve, ne sont nullement garantis. Enfin Spoerri a également évoqué à propos de cette œuvre l’assassinat de son père, Juif roumain, par les nazis lors de la « shoah par balle », fusillé sous ses yeux à bout portant le long d’une telle tranchée ; l’enfant avait alors onze ans.

Quant au repas lui-même, Spoerri, créateur du Eat Art et cuisinier, avait veillé au menu, dans le sillage d’un certain nombre d’événements gastronomiques organisés par ses soins et du restaurant qu’il ouvrit un temps à Düsseldorf. En ce cas précis, le privilège donné aux tripes, oreilles de cochons, rognons blancs et autres abats (du moins tels qu’ils apparaissent écrits sur le menu officiel), qu’il n’avait cependant pas cuisiné lui-même, aurait tenu à un projet d’une sorte d’endo-cannibalisme, consommation des intérieurs. Mais Daniel Spoerri confia récemment (communication personnelle) que son père, celui qui fut assassiné, aimait à servir à son propre père, cantor dans la synagogue voisine, des tripes lorsqu’il venait déjeuner, et ceci afin de lui déplaire. Comme on le sait, toute œuvre forte est polysémique, et le discours de l’artiste n’est pas toujours le plus décisif ni le plus pertinent, tant il peut y avoir de hiatus entre la création et les mots pour en parler.

Dès l’origine, Daniel Spoerri avait prévu d’entreprendre un jour la fouille archéologique de cet événement. Un archéologue, Éric Godet, orientaliste de formation et qui travailla au service archéologique de la Ville de Paris, fut associé à l’événement et participa au banquet. Toutefois, il rentra plus tard dans les ordres et, commenta sobrement Spoerri dans un des films qui lui ont été consacrés (Guichard 1997) : « Quand on trouve la foi, on perd les assiettes ». Le parc lui-même, loué ensuite par le mécène Jean Hamon à la Fondation Cartier jusqu’en 1994, tomba après cette date à l’abandon, tout comme les imposantes autres œuvres de Nouveaux Réalistes qui y avaient été installées, L’hommage à Eiffel de César, assemblage de pièces usagées de la Tour du même nom, Le Long-Term Parking de Arman, impressionnant empilement de voitures coulées dans le béton, le bunker allemand décoré par Niki de Saint-Phalle, ou encore les Six Ifs de Raymond Hains. Mais de toutes ces œuvres, actuellement en déshérence et au statut juridique flou, le Déjeuner sous l’Herbe était la seule invisible, parfois encore perceptible à certaines époques de l’année par les différences de teintes de la pelouse où elle avait été creusée, mais plus tard recouverte d’un bâtiment léger prévu pour des expositions, lui-même rasé au terme d’un imbroglio judiciaire.

Le déterrement du Déjeuner

C’est l’anthropologue Bernard Müller, visionnant en 2008 le film déjà cité de Camille Guichard et Anne Tronche de 1997, qui découvrit l’existence de cette fouille perdue et contacta Daniel Spoerri, lequel donna son assentiment avec enthousiasme. N’annonçait-il pas lui-même en 1997 ce projet, s’il se faisait, comme celui des « premières fouilles de l’art moderne » ? Bernard Müller me contacta ensuite et nous mîmes sur pied les fouilles, en collaboration avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), lesquelles se déroulèrent en juin 2010 . Elles ont été abondamment médiatisées et doivent se prolonger sous différentes formes, expositions, rapports de fouilles, catalogues, moulages, pour s’achever en principe par un réenfouissement des vestiges archéologiques.

Je ne souhaiterais pas m’étendre ici plus avant sur cette action, dont Bernard Müller a par ailleurs rendu compte du point de vue de l’anthropologie (Müller 2011), mais en tirer seulement quelques remarques archéologiques préliminaires.

En premier lieu, est-ce de l’archéologie ? Pour les archéologues américains tenants de la Garbage Archaeology (Rathje & Murphy 1992), la fouille de poubelles contemporaines a apporté des informations décisives sur le comportement de la société américaine et ses conduites de gaspillage, résultats, on l’a évoqué, en contradiction avec ce que les intéressés prétendaient faire lorsque des sociologues les interrogeaient. De même, parmi les dizaines d’articles et d’émissions qui ont été consacrés à la fouille du Déjeuner, pratiquement aucun journaliste n’a douté qu’il s’agissait effectivement d’archéologie, pas plus que les visiteurs du site.

J’avais soumis en novembre 2009, conformément à la législation, une demande officielle de fouille au ministère français de la Culture. Ces demandes sont examinées par un comité d’experts, la « Commission interrégionale de la recherche archéologique » (CIRA). Concernant cette fouille, l’avis de la CIRA, formulé lors de sa réunion des 11 au 13 janvier 2010 et qui m’a été transmis ensuite le 10 mai suivant par le Préfet de la région Ile-de-France via son Service régional de l’archéologie (référence BF/NI2010-2160), se concluait ainsi : « La commission considère que cette demande de fouille programmée, par son objet, ne relève pas de la recherche archéologique telle que définie dans le code du patrimoine ». Sans citer ici le détail de cet avis de deux pages qui pose aussi les questions de propriété artistique, on retiendra qu’il écarte l’intérêt archéologique de la démarche, tant sur son caractère expérimental et technique, que sur le fond du débat, précisant même : « Quant à un débat sur la nature de l’archéologie et ses limites, il est de fait faussé par le personnalité même du porteur du projet ».

Le code du patrimoine donne pourtant du champ de l’archéologie une définition fort large, formulée dans son article L. 510-1 : « Constituent des éléments du patrimoine archéologique tous les vestiges et autres traces de l’existence de l’humanité, dont la sauvegarde et l’étude, notamment par des fouilles ou des découvertes, permettent de retracer le développement de l’histoire de l’humanité et de sa relation avec l’environnement naturel ». La question ainsi posée est donc : « À quelle date prend fin le développement de l’histoire de l’humanité ? ». Ce débat avait eu lieu au début des années 1990, quand fut fouillée en Lorraine la tombe retrouvée de l’écrivain Alain-Fournier, auteur du Grand Meaulne et mort au début de la Première Guerre Mondiale. Fouiller cette tombe était-il un simple acte de récupération de corps, ou bien un acte archéologique relevant d’une autorisation de fouille ? Il fut décidé que c’était bien de l’archéologie, décision pertinente car la fouille permit d’éclairer les circonstances de la mort de l’écrivain, fusillé par une troupe allemande, avec d’autres soldats français, pour avoir attaqué et pillé une ambulance allemande sur l’ordre de leurs supérieurs. Depuis lors, l’archéologie du passé récent et du temps présent a fait en France l’objet de colloques et de divers travaux déjà cités (Schnapp 1997, Journot & Bellan 2011, Demoule 2011). On considère désormais que les vestiges de la Seconde Guerre mondiale en relèvent, et un groupe international d’archéologues a même entrepris de recenser les « objets extra-terrestres », c’est-à-dire non pas ceux fabriqués par les Martiens, mais ceux laissés dans l’espace par les humains, notamment sur la lune et sur Mars, et qui appartiennent désormais à l’histoire de la conquête spatiale. Et nous avons évoqué aussi la Garbage Archaeology états-unienne.

On peut donc considérer la position de cette Commission, consultative il est vrai mais composée d’archéologues, comme très en retrait par rapport à l’état actuel du débat. Notons que le refus d’autorisation ne revenait pas à interdire la fouille mais à considérer que, ne relevant pas de l’archéologie, chacun était libre de creuser à cet endroit, si le propriétaire et l’artiste en étaient d’accord.

En réalité, du seul point de vue archéologique, la fouille du Déjeuner sous l’Herbe a constitué un apport scientifique sur au moins quatre points :

a) Dans les rapports entre oral ou écrit d’une part, et archéologie de l’autre, c’est à dire entre histoire et archéologie (la seconde ayant été longtemps considérée comme « une discipline auxiliaire » de la première), plusieurs contradictions sont apparues. En particulier l’emplacement réel de la tranchée différait très sensiblement de là où le situait, vingt trois ans plus tard, plusieurs témoins – dont l’artiste lui-même, le propriétaire du château et d’autres convives. Certains se souvenaient de tables en bois naturel, d’autres en aggloméré – cette dernière matière étant la bonne. Plusieurs niaient la présence de tout gobelet ou assiette en matière plastique : ils ont été pourtant retrouvés en abondance. Il existe aussi des écarts notables entre trois listes de convives, celle de ceux officiellement invités, celle de ceux effectivement présents (ce qu’attestent les photographies, entre autres), et celle de ceux qui affirment y avoir été (ou aussi bien n’y avoir pas été).

b) Concernant les méthodes et techniques de l’archéologie, il est significatif que plusieurs laboratoires et chercheurs éminents aient souhaité être associés aux analyses postérieures à la fouille, physico-chimiques ou bien des sciences de l’environnement. En effet, le Déjeuner sur l’Herbe permet de pratiquer l’expérimentation, la date d’enfouissement, ses conditions et une partie des objets enfouis étant connus. La recherche par exemple de matériaux organiques invisibles macroscopiquement à l’œil nu peut ainsi être pratiquée. Le temps écoulé, vingt sept ans, de l’ordre d’une génération, permet d’étalonner les processus de dégradation taphonomique des différents matériaux.

c) Du point de vue « rudologique », c’est-à-dire de la connaissance des processus de dégradation des différents types de rebuts, la fouille apporte également des informations aux gestionnaires de déchets. Le parfait état de conservation, par exemple, des gobelets en plastique au bout de vingt sept ans est frappant, et contraste avec la quasi dissolution du bois aggloméré.

d) Enfin la fouille fournit des renseignements sociologiques sur les manières de table des happy few du milieu de l’art français du début des années 1980. Outre la disposition des couverts (fourchettes et couteaux avaient été placés dans les assiettes, indiquant ainsi que le plat était terminé), on note que, sachant qu’ils devaient apporter leurs couverts et des objets personnels, lesquels seraient enterrés, les convives avaient en général choisi des objets de peu de valeur. Les quelques pièces de monnaies laissées sur la table, si elles sont un précieux moyen de datation post quem, ne dépassent guère la valeur faciale des dix centimes de l’époque … Parmi les objets personnels, une brosse à dent usagée au manche en forme de femme nue (aussitôt baptisée « Venus de Jouy » par les fouilleurs), posée dans une assiette, ne représente pas non plus un bien très précieux. Il est vrai que les convives qui occupaient les six mètres de table fouillés n’ont jusque-là pas été identifiés. Les maîtres de cérémonie, Daniel Spoerri en premier, occupaient d’après les photographies et les témoignages l’extrémité de la tablée ; cet emplacement n’a intentionnellement pas été fouillé.

Quelle œuvre ?

A l’heure actuelle, en 2011, quelques mètres (sur quarante) du Déjeuner sous l’herbe ont donc été fouillés, et les différents laboratoires mènent les analyses que permet l’état actuel des sciences, tandis que les différents canaux de médiatisation de l’action se mettent en place. La fouille a sans nul doute prolongé l’action artistique de Daniel Spoerri. Mais le Déjeuner sous l’Herbe, et donc sa fouille, prévue dès l’origine, sont-ils une œuvre d’art ? Il est évident que le Déjeuner, dans la claire lignée de Duchamp, pose la question de la définition de l’art – de manière paradoxalement plus complexe qu’il ne pose celle de la définition de l’archéologie, la fouille étant clairement archéologique de par ses objectifs, ses méthodes et ses résultats. Pendant la fouille, Daniel Spoerri a rappelé sur place que le Déjeuner avait d’abord été un happening. Il a remarqué aussi que sa fouille était une manière de « faire sérieusement quelque chose d’absurde », ce qui pourrait être l’une des définitions de l’archéologie. Mais le Déjeuner est-il de l’« art » ? En juin 2010, il réservait encore sa réponse.

Ces dernières années, Spoerri a réalisé beaucoup de moulages en bronze – lui qui s’est ingénié longtemps à créer des œuvres éminemment périssables. C’est pourquoi une empreinte a été prise d’une partie du Déjeuner, afin d’en produire des moulages, tout comme la couverture photographique et le scannage en 3D intégraux peut permettre aussi de fabriquer des restitutions en trois dimensions. Curieusement, personne ne mettrait en doute que ces moulages, du moins ceux en métal, constitueront des œuvres d’art. Toutefois, au terme des expositions prévues, Spoerri souhaite que les objets soient réenterrés et échappent ainsi au marché de l’art. À partir du moulage en latex réalisé par Mehdi Belarbi, de l’Inrap, un premier tirage en résine a été réalisé par lui-même et Pascal Raymond, puis trois tirages en bronze ont été ensuite coulés par le fondeur italien usuel de Daniel Spoerri. Mais quel est le statut de ces œuvres ? Appartiennent-elles au commanditaire de l’œuvre à l’époque, le mécène Jean Hamon, qui dit n’avoir rien payé pour le Déjeuner ? Au propriétaire du domaine du Montcel, lequel était entre les mains d’un « liquidateur judiciaire » au moment de la fouille ? À Daniel Spoerri, qui a évidemment les droits moraux sur l’œuvre ? Au réalisateur du moulage, Mehdi Belarbi, qui l’a exécuté dans le cadre d’une opération de l’Inrap, menée sous ma supervision scientifique et celle de Bernard Müller ? « Petit-fils spirituel » de Duchamp, comme il s’est lui-même proclamé, Daniel Spoerri continue ainsi à brouiller le statut de l’art et de ses productions.

Notons en outre que l’œuvre, comme celles des autres Nouveaux Réalistes installées dans le même domaine (voir plus haut), est en danger et que sa préservation n’est aujourd’hui pas assurée, ni juridiquement, ni matériellement.

Bibliographie

Demoule J.-P. 2011. Une science au carrefour des disciplines : L’archéologie du temps présent, Science au Présent 2011, Encyclopaedia Universalis, p. 237-246.

Guichard C. 1997. Daniel Spoerri. Film de Camille Guichard avec la participation d’Anne Tronche, 52mn, production Terra Luna Films, France 5, Centre Georges Pompidou.

Jouffroy A. 1964. Une révolution du regard. Gallimard, Paris.

Journot J. et G._Bellan (eds) 2011. Archéologie de la France moderne et contemporaine, La Découverte / Inrap, Paris.

Müller B. 2011. Festin-piège pour utopies mortes – Ethnographie du « Déjeuner sous l’herbe » à l’occasion de l’enterrement du tableau-piège (23 avril 1983 – juin 2010) », Musée des beaux-arts de Montréal/Éditions Parachute, Mars 2011.

Rathje W. & Murphy C. 1992. Rubbish! The Archaeology of Garbage. The University of Arizona Press, Tucson.

Schnapp A. (ed.) 1997. « Dossier : Une archéologie du passé récent », Les Nouvelles de l’archéologie, n° 70, hiver 1997, Paris, p. 5-30.

Semin D. 2007. « Pompéi mental ». In : Debray C. (dir.) 2007, Le Nouveau Réalisme. Réunion des Musées Nationaux, Paris, p. 156-160.